
IA et automatisation en distribution B2B : par où commencer
Catalogue, pricing, offres, relances : dans quel ordre automatiser chez un distributeur B2B, et comment choisir le premier chantier sans se tromper.
Read the articleLivrer par lots un projet d'automatisation métier : que mettre dans le premier lot, comment exploiter les retours terrain et quand passer au lot suivant.

En bref. Le MVP d'un projet d'automatisation métier est la plus petite version qui remplace une partie réelle du processus et que l'équipe utilise en production. Il couvre un flux complet sur un périmètre restreint, repose sur des données propres et laisse l'existant en place. Ce sont les retours d'usage, pas le cahier des charges initial, qui fixent le lot suivant.
Parce que le cahier des charges complet d'un processus métier est presque toujours faux quelque part. Pas par négligence : une partie des règles n'existe que dans la pratique des équipes, et elle ne se révèle qu'au moment où quelqu'un utilise l'outil sur un vrai dossier.
Un projet livré en une fois découvre ces règles à la fin, quand tout est déjà construit dessus. Un projet livré par lots les découvre au premier lot, quand corriger coûte encore peu. C'est la raison principale, et elle suffit.
Il y en a une autre, plus humaine. Une équipe à qui l'on retire tous ses outils le même lundi résiste, et elle a souvent raison. Une équipe qui reçoit un premier morceau utile, qu'elle peut critiquer, devient partie prenante du suivant.
Le mot MVP est abîmé. Dans beaucoup de projets, il désigne une maquette ou une version bâclée. Dans un projet d'automatisation métier, nous lui donnons un sens plus exigeant : une version utilisée en production, sur un vrai flux de travail. Si personne ne s'en sert au quotidien, c'est une démo.
Pour choisir ce qu'on met dedans, on se pose quatre questions :
La quatrième question est celle qu'on saute le plus souvent. C'est pourtant elle qui protège le calendrier. Tout ce qui est utile mais pas indispensable pour que l'équipe travaille avec l'outil va dans un lot ultérieur : noté, daté, mais pas développé.
Notre client distribue des câbles entre l'Europe et l'Asie. Plus de 3 000 références, trois devises (euro, dollar, yuan), une part significative des produits indexée sur le cuivre, plusieurs modes de transport et plusieurs Incoterms. Tout son pricing tenait dans des fichiers Excel mis à jour à la main, et une seule personne en connaissait les règles.
Le moteur de calcul du prix, de l'achat à la vente, était le centre du MVP. C'était l'étape qui absorbait le plus de temps et qui portait le risque de dépendance. Mais un moteur de pricing a besoin d'un catalogue fiable, et les produits vivaient à plusieurs endroits : dans l'ERP et dans des fichiers Excel plus ou moins à jour. Le moteur repose donc sur une base produit unique, synchronisée chaque jour avec l'ERP pour les stocks et les prix d'achat. Sans elle, il aurait calculé des prix faux, plus vite.
Deux décisions de périmètre ont pesé. L'ERP est resté en place : la plateforme s'y connecte au lieu de le remplacer, et nous expliquons pourquoi dans automatiser sans remplacer son ERP. Et l'import-export Excel a été conservé, parce que les équipes et leurs clients y travaillent encore. Le supprimer aurait donné un premier lot plus « propre » et beaucoup moins utilisé.
Aujourd'hui, la plateforme couvre le processus de bout en bout, jusqu'à la génération des offres. Le projet complet est décrit dans notre article sur le cas client, et la démonstration en vidéo montre l'outil tel qu'il tourne en production.
Demander « qu'en pensez-vous ? » ne produit rien d'exploitable. Les retours utiles viennent de l'usage, pas de l'avis. Quelques pratiques qui marchent :
Chez notre client, plusieurs fonctions sont nées de besoins précis de l'équipe. Le choix d'appliquer la marge d'achat avant ou après le transport en est un : un besoin propre à ce client, que nous avons ajouté. La comparaison de simulations ligne par ligne en est un autre, et elle compte parmi les fonctions auxquelles l'équipe tient le plus. Ce sont typiquement les détails qui décident si une équipe adopte l'outil ou retourne à son fichier.
Quand le lot en cours est utilisé sans contournement sur le périmètre prévu. Pas quand il est parfait, ni quand la liste des envies est vide : elle ne le sera jamais.
Le cycle que nous suivons ne change pas : audit, cadrage écrit, MVP, livraison, retours du client, itérations, tests communs, puis lot suivant. Le cadrage du lot suivant part de ce que le premier a appris, pas des hypothèses du départ. C'est la méthode que nous appliquons avec les 37 entreprises pour lesquelles nous avons travaillé jusqu'ici, et nous n'avons pas trouvé mieux pour faire avancer un projet sur la durée.
Si vous préparez un projet de ce type, écrivez d'abord la liste de ce qui ne sera pas dans le premier lot. Si elle est vide, le périmètre n'est pas encore choisi. Nous pouvons faire cet exercice avec vous pendant le diagnostic gratuit, et la page automatisation de processus montre le type de chantiers que nous menons.

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